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VIVRE CONSCIEMMENT

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HISTOIRE DE LA MÉDECINE

Le Sucre lancé par la Médecine

Plusieurs produits ont été en premier commercialisés par les apothicaires. Le sucre par exemple, est entré dans le monde par l’officine des apothicaires et était un produit essentiel, surtout en médecine. Le sucre blanc n’était pas connu dans l’Antiquité en Europe. Jusqu’au 13e siècle, la friandise la plus délicieuse consistait en fruits confits dans du miel et des confitures faites au miel. En Extrême-Orient, par contre, et surtout aux Indes, le sucre était déjà bien connu.

Ce sont les Croisés qui croisèrent les premiers des transports de sucre à dos de chameau à travers l’Arabie. Le sucre était appelé le sel indien. Ce fut l’un des produits les plus lucratifs lors du développement du port commercial de Venise. Le sucre raffiné était considéré comme une épice, puis un médicament. Seuls les apothicaires avaient le droit d’en vendre et encore en quantités minimes pesées sur des balances de précision. Le sucre se retrouva dans les épiceries seulement après que Napoléon subventionna la culture de la betterave. Ceci à cause du barrage de la route des Antilles par les Anglais qui entraîna la disparition dans les boutiques françaises du sucre de canne.

Napoléon encourage alors la recherche sur des produits de substitution par de nombreuses exonérations d’impôts. Antoine Parmentier, pharmacien en chef des armées préconise l’emploi de sucres de raisin pour pallier au manque de sucre. Mais malheureusement, le sucre de raisin est un sirop épais qui se cristallise difficilement. Et la betterave à sucre fut découverte avec succès.

Au 17e siècle, le sucre était tellement une denrée rare et dispendieuse que le sucrier était fermé à clef, dont seul le chef de famille possédait la clef. Même le roi Soleil, Louis XV, possédait sa clef de sucrier et ne distribuait du sucre qu’aux courtisans et hôtes valant le grand honneur de ce produit très rare et dispendieux. Le sucre fut donc très rapidement considéré comme un produit de luxe. Sa réaction physiologique en fut donc influencée. Les médecins furent bien entendu les premiers à avoir utilisé le sucre dans leurs préparations médicamenteuses pour la simple et bonne raison: aider à faire avaler leurs poisons au goût affreux! Cette pratique sucrée de la médecine fut décisive dans la popularité du sucre, mais aussi dans celle des médicaments.

Il y a confusion dès l’origine entre confiserie et médicament. Cette confusion persiste de nos jours. Le sirop pour la toux est dérivé des sirops divers que les enfants adoraient pour se désaltérer. Pour la médecine médiévale arabe, les sirops sont censés rafraîchir les humeurs, nettoyer les estomacs, calmer les ardeurs, la toux et la fièvre. La dragée, synonyme de pilule (préparation pharmaceutique à sucer), est encore de nos jours une confiserie recouverte de sucre durci.

La confiture serait un médicament à lécher d’origine mésopotamienne et reprise par la médecine hippocratique. Depuis l’Antiquité, les confitures préparées seulement à base de miel, de fruits et de vinaigre, le sucre n’étant pas encore connu, étaient consommées en raison de leurs vertus thérapeutiques. Les auteurs anciens, tels que Galien et Hippocrate, nous ont transmis plusieurs recettes de fruits confits dans le miel pour soigner des affections respiratoires et des douleurs d’estomac. Si la nouveauté au Moyen-Âge réside dans l’introduction du sucre dans la composition de ces recettes, les confitures demeurent encore plus considérées comme des médicaments et leurs recettes apparaissaient principalement dans les ouvrages de médecine et les formulaires pharmaceutiques. Les confitures étaient cuisinées par des médecins et des apothicaires à des fins thérapeutiques. Les apothicaires ont gardé pendant longtemps le monopole de ces préparations. Au 14e siècle, selon un édit de la Faculté de médecine, l’apothicaire ne peut ouvrir boutique que s’il sait faire sirops et confitures.

La législation se durcit autour des apothicaires et des épiciers: la préparation des confitures devient même une condition sine qua non pour accéder à ces métiers (ordonnance de Charles VII). Ce n’est qu’à la fin du Moyen-Âge que la situation tend à changer progressivement et les confitures sortent du strict domaine médical pour être consommées aussi par les gens sains. Le monde s’empare alors des confitures et de la confiserie (qui ornent de plus en plus les tables des cours princières).

Avec le développement des cultures de canne à sucre en Méditerranée, la diffusion de la consommation des produits sucrés de luxe est réalisée grâce à l’abondance de la matière première, le sucre et les fruits. Il n’est pas étonnant aussi de voir la région d’Avignon se spécialiser dans le domaine des fruits confits, dans lequel elle est toujours active. Les papes, lorsqu’ils établissent leur cour dans cette région, ont leur propre écuyer en confiserie, notamment Clément VI (1342-1352).

Il est très important d’aborder la question de la consommation de ce produit. Pourquoi utilisait-on le sucre alors que le miel était produit en abondance et coûtait moins cher? En fait, le miel est vu comme l’état brut du sucre, et le sucre comme plus pur, plus civilisé et plus puissant. Le sucre se démarque rapidement comme un produit miraculeux et l’on peut l’utiliser avec n’importe quels aliments, dans n’importe quelles recettes et dans les médicaments.

Il est souvent ajouté même au sel et au vinaigre!


Le sucre et le développement rapide de la médecine

Nous sommes amenés sur les circonstances dans lesquelles le sucre a fait son entrée dans la pharmacopée et la médecine, pour pouvoir mesurer sa percée et l’évolution de ses multiples usages dans le quotidien de chacun tout autour de la planète.

Suite à la guérison de quelques califes par des médicaments sucrés (dont des sirops et des confitures), la popularité du sucre gagne rapidement le domaine médical... qui jusque-là était constitué de médecins qui refusaient totalement d’utiliser tout médicament dont ils ne trouvaient pas de traces chez les praticiens de l’Antiquité. Les califes firent imprimer plusieurs manuscrits des recettes de ces nouveaux médicaments (surtout à Bagdad, un centre culturel très dynamique visité par de nombreux étrangers réputés, des hommes de savoir). Ainsi, les textes grecs furent traduits en langue syriaque, puis en arabe et la connaissance de ces roseaux sucrés se répandit dans plusieurs pays via les médecins qui cherchaient toujours de nouveaux médicaments pour peaufiner leur lucratif commerce.

Une fois imposé dans la médecine et la pharmacopée (les échoppes des apothicaires et des confiseurs), le sucre a gagné rapidement les tables princières grâce à la diffusion de modèles aristocratiques.

S’il est l’ingrédient de base dans l’élaboration des sirops, il est considéré dans la plupart des médicaments composés comme un excipient servant à rendre les principes actifs plus faciles à absorber. Il sert ainsi à améliorer le goût des médicaments, en camouflant les saveurs désagréables de certaines drogues.

Le sucre est introduit tardivement en Occident latin à cause des conditions climatiques et de l’éloignement des centres de production. Vers 1200, Jean de Garlande énumère, dans son Dictionarius, des articles de consommation courante, des épices et des produits rares tel que le sucre, qu’on trouve chez les apothicaires parisiens.

Il y est question d’un produit exotique et très peu connu, même dans les milieux les plus aisés.

L’apogée de la botanique culmine avec la rédaction du Traité des Simples du botaniste et pharmacologue Ibn al-Baytar (mort en 1248), sorte de dictionnaire des aliments et des médicaments d’origine végétale, animale et minérale, classés par ordre alphabétique. Il est compilé de façon méthodique et critique à partir de sources grecques, persanes et arabes. La rubrique concernant le sucre montre l’importance du travail de fond effectué par l’auteur, qui n’a négligé aucun des auteurs anciens. Il résume les caractéristiques de ce produit, explique les modes de sa préparation et donne de nombreux cas où il doit être prescrit comme remède.

À un certain moment donné au Moyen-Âge, où seules l’Égypte et la Syrie sont de grands producteurs, le sucre entra dans tous les manuels comme produit de base pour la confection et la préparation d’un grand nombre de médicaments et antidotes. Le sucre fut considéré comme ayant des valeurs thérapeutiques qu’il faut prescrire aux convalescents pour les aider à reprendre des forces pour guérir. Ceci est vraiment la base de la popularité du sucre et de sa propagation dans tous les foyers depuis des siècles.

L’effet physiologique (néfaste) du sucre n’était évidemment pas connu et son commerce était le plus florissant. On peut bien appréhender cet emploi dans les établissements hospitaliers, qui en consomment de grandes quantités. Dans les actes de fondation de plusieurs hôpitaux, une clause spéciale prévoit les dépenses allouées à l’achat de sucre pour approvisionner la pharmacie de l’hôpital. Déjà au 14e siècle, un hôpital pouvait utiliser plusieurs centaines de kilos de sucre destinés à l’usage quotidien des malades (principalement en boissons et sirops). Si tous les hôpitaux et les médecins utilisent le sucre, il est bien évident que son commerce populaire serait très facile.

Son importance ne devient réelle qu’à la suite de la traduction d’œuvres médicales et pharmaceutiques dans les écoles de médecine de Salerne, de Tolède et de Montpellier. C’est à ce moment précis que la demande de sucre, ainsi que d’autres ingrédients employés dans la pharmacopée, se met à augmenter de façon constante, au point de devenir indispensable à la guérison de nombreuses maladies. Au 13e siècle, l’on commence à inclure la canne à sucre dans les Simples. Un incunable imprimé à Venise en 1471 est riche en informations médicales, notamment en ce qui concerne les usages du sucre dans les préparations médicamenteuses; elle montre une percée de cette substance, qui devient une composante essentielle d’un nombre important de médicaments. Au 15e siècle, le sucre est une denrée de luxe et un remède miracle.

Durant plusieurs siècles, les confiseries sont considérées comme des médicaments purs, et d’autres comme médicaments pour aider à la digestion (à la fin des repas... d’où la tradition des desserts... servis à la desserte). Si le sucre n’était pas considéré officiellement comme un médicament, il entrait tout de même dans la composition de la majorité des potions et dragées de la médecine. Au Moyen-Âge, le sucre s’est imposé dans la pharmacopée tout en étant un produit réservé à la consommation des catégories sociales les plus riches.

Les médecins prescrivaient des « bonbons »... Les médecins attribuent alors aux confitures, sirops, bonbons, fruits confits, nougats et autres confiseries des facultés médicinales, car ceux-ci contiennent beaucoup de calories, et sont donc considérés comme des mets revigorants. Les médecins étaient alors beaucoup plus facilement appréciés de tous et étaient consultés régulièrement. Les clients étaient bien entendu tout joyeux de dépenser pour l’achat de médicaments sucrés. Faites une expérience avec votre enfant : chaque fois qu’il est un peu malade, donnez-lui des sucreries... Je suis assuré qu’il sera par la suite beaucoup plus souvent malade !

Sans le sucre, la médecine n’aurait pas pu établir son monopole de la maladie et leurs poisons n’auraient pas été si facilement imposés comme remèdes. D’ailleurs c’est pire, car le sucre nourrit les maladies.

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